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La femme devant qui même les dieux se prosternent.
Seule femme dans l'équipe de Stargate SG1, Amanda Tapping (Major Sar Carter), loin des bimbos ou des rôles féminins de complaisance, a su s'imposer comme un personnage indispensable de cette saga populaire de la science-fiction. D'origine canadienne, elle fut choisie pour le rôle après un processus de sélection draconien.
SériesTV : Es-tu une fan de science-fiction ?
Amanda Tapping : Maintenant, je le suis mais avant, ce n'était pas le cas. Je me dirigeais plus vers les drames et surtout la comédie, qui m'attire particulièrement. Mais maintenant je nage dedans, et j'apprécie. Je ne le ressens pas comme très différent de la narration classique. Notre série est parfois dramatique, parfois drôle. Le moyen par lequel nous diffusons tout ça montre, bien entendu, des aliens et tout plein de choses étranges, mais ça pourrait très bien être n'importe quoi d'autre. Je crois que la science-fiction domine aujourd'hui et que c'est la manière qu'utilise notre génération pour raconter des histoires. C'est parfois complètement fantastique, et d'autres, ça empiète sur des faits scientifiques parce que nous allons tellement loin en science et en technologie que la science-fiction se fait rattraper.
STV : Combien de temps penses-tu que durera la série ?
AT : La seule chose certaine pour l'instant est que nous finissons de tourner la saison 4. On sait qu'on a été retenus pour la saison 5, donc on sait qu'on en a encore pour une année au moins. Après ça, je l'ignore.
STV : Est-ce que c'est devenu répétitif ou est-ce toujours excitant ?
AT : Pour moi, ça l'est toujours (excitant). Tant que les personnages restent intéressants et que l'on garde l'histoire vivante, je m'amuse. Si ça stagnait, alors je pense que je voudrais partir.
STV : Te souviens-tu comment tu as obtenu le rôle de Sam Carter ?
AT : Oui. J'ai été à une audition à Toronto pour un directeur de casting qui a mis toutes les actrices sur cassette. J'imagine que les cassettes ont été envoyées à MGM et aux producteurs à Vancouver. Ils ont ensuite réduit la liste. Il me semble avoir entendu qu'ils l'avaient limitée à huit d'entre nous et qu'ils avaient cherché à Toronto, Vancouver, New York, Los Angeles et ailleurs aussi. Quand nous n'étions donc plus que huit, j'ai envoyé ce qu'ils appellent une cassette démo, une bande de démonstration présentant une partie de mon travail avec quelques scènes. Ensuite, je me suis retrouvée sur la liste des trois retenues et ils m'ont emmenée à Los Angeles pour un test à l'écran. Puis j'ai attendu deux semaines avant d'apprendre que j'avais le rôle.
STV : Tu te rongeais les ongles ? Faisais-tu les cent pas ?
AT : Oui. A ma première audition, j'y suis allée tranquillement parce que je me suis dit "Ce rôle ira à une actrice américaine". Et quand j'ai appris que j'étais sur la liste sélectionnée, je me suis mise à devenir nerveuse. Mais en réalité, l'audition de Los Angeles est, de toutes, celle où je me suis le plus amusée. Je me suis éclatée ! J'ai joué avec Richard Dean Anderson et nous avions une alchimie qui foncitonnait bien, et on se faisait rire l'un l'autre, et c'était comme si nous le faisions pour une scène de théâtre, parce qu'il n'y avait pas de caméra. Tous les décideurs étaient assis dans cette salle obscure et on entendait ces gens murmurer. Cela aurait pu me causer une crise de nerfs mais, comme mon expérience dans le théâtre me l'avait appris, j'ai pu gérer ça et j'étais totalement à l'aise.
STV : Peux-tu nous en dire plus sur ton passé dans le théâtre ?
AT : J'ai étudié à l'Ecole d'Art Dramatique de Windsor et j'y ai obtenu une licence. En fait, quand j'en suis sortie, je m'étais promise de ne jamais faire de télévision. Je n'allais pas me prostituer pour mon art ! Je n'allais faire que du théâtre. Ensuite, j'ai eu un agent qui m'a trouvé du travail dans la publicité, tout ça au Canada évidemment. Et ces boulots de pub m'ont menée à des petits rôles pour la télévision, puis des plus gros, et peu à peu, l'engranage s'est mis en place. Ca ne s'est pas produit d'un seul coup : c'était beaucoup de travail et j'ai commencé à prendre des cours de cinéma, car j'ai réalisé que mes compétences étaient jusqu'à présent très dirigées vers le théâtre et que j'étais une actrice pas terrible devant une caméra parce que j'étais au-delà de mes moyens.
STV : En tant qu'actrice, quelles sont tes ambitions ?
AT : J'aimerais retourner sur scène. J'aimerais jouer à Broadway. J'aimerais travailler à Londres, dans le West End. Je crois que dans quelques années, j'aimerais jouer des rôles comme celui d'Eleanor d'Aquitaine dans "Le lion en hiver" ("The lion in winter"). Et puis jouer du Shakespeare à nouveau. Cela me manque de ne plus faire du théâtre classique.
STV : Que fais-tu quand tu ne travailles pas sur Stargate ?
AT : Entre la saison 3 et 4, j'ai joué dans un film, j'écrivais et je préparais le documentaire que je vais tourner. Il y a beaucoup de moyens de rester créatif...
M.M.
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